Dans la plupart des maisons, le plan d'égouttage n'existe plus — quand il a existé. Les extensions successives, les changements de propriétaire, les travaux faits « au mieux » par des entreprises différentes ont produit un réseau que personne ne connaît entièrement.
Cela ne pose aucun problème jusqu'au jour où l'on veut creuser, poser une terrasse, ajouter une annexe, séparer les eaux usées des eaux pluviales, ou simplement comprendre pourquoi quelque chose ne s'écoule pas.
Nous ouvrons les accès existants et repérons ceux qui ne le sont plus — une chambre sous une dalle, un regard sous la pelouse. Chaque tronçon est inspecté à la caméra et mesuré en longueur.
Nous relevons pour chaque tronçon : le point amont et le point aval, la longueur, le diamètre, le matériau, la profondeur, le sens d'écoulement, la nature des eaux véhiculées et l'état constaté.
Les vidéos, les photos et les mesures sont analysées à tête reposée, puis le réseau est remis sur plan à l'échelle : chambres de visite, conduites, diamètres, longueurs, sens d'écoulement, et l'emplacement des désordres relevés. Y figurent aussi la séparation des eaux usées et des eaux pluviales, et les ouvrages enterrés retrouvés : citernes, fosses septiques, siphons disconnecteurs, chambres oubliées.
Ce travail d'analyse est essentiel afin de rendre un rapport complet et précis, lisible par tous.
Un plan sert aussi après les travaux. Il devient le document de référence du bâtiment : pour l'entrepreneur suivant, pour l'architecte, pour l'acquéreur, et pour vous le jour où quelque chose ne s'écoule plus. Sans lui, la prochaine recherche repartira de zéro.